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Gare aux anges
L'origine du projet
Une impression visuelle et sonore ressentie lors des occupations de l'église par des « sans-papiers ».
Les artistes ont été invités à reprendre plastiquement et musicalement cette confrontation de deux univers, une église lieu de célébration ou de visite, et une foule bariolée et remuante : dissonances des bruits, des couleurs, des personnes et des visages.
Cette fois-ci, ceux qui occupent l'église à longueur d'année accueillent ceux qui passent.
La référence aux activités du CPHB, et à sa sensibilité aux droits de l'homme , ainsi bien sûr qu'à son histoire, sera discrète mais marquante. Elle se confronte à d'autres sensibilités, d'autres pays, d'autres utopies .
Cette nuit-là l'église ouvre toutes ses portes à la foule.
Elle passe son chemin ou ralentit ou s'arrête un moment.
Nous serons là pour accueillir ou voir passer toutes ces personnes, qui étaient l'année dernière plus de 16 000.
Cette année la Nuit Blanche est « faite maison ».
De nombreux groupes du CPHB y ont mis leur grain de sel discret et enfoui dans la pâte pétrie par des artistes « en résidence » qui ont créé leurs œuvres in situ.
Cette Nuit Blanche 2008 est réalisée par Yves Achille AUBRY (Suisse) et près de cinquante artistes, peintres, chanteurs, musiciens, danseurs, acrobates (Bénin, Roumanie, Sri Lanka, Algérie, 93….).
Elle commence par la messe à 18 h 30 suivie de la prière du soir, avec les maîtrises de l'Académie vocal de Paris (Angleterre).
KIRIBATI
Les 105.000 habitants de cet archipel du Pacifique seront les premiers à voir leur pays englouti sous l'effet de la montée du niveau de la mer. (Océanie)
Une sculpture de Yves LEFEBVRE (France) en dentelle de fil de cuivre, flottante (volante ?) à mi-hauteur dans le transept, accompagnée d'un Albatros . Peut-être un de ces bateaux sur lesquels s'embarquent les « anges » pour traverser la mer jusqu'à chez nous, parfois se noyer, œuvre terriblement onirique évoquant une réalité simplement terrible .
Cantate disséminée
Oeuvre électroacoustique de Fabien NICOL. Composition comportant un «dispositif» (le son capté en divers points de la foule est restitué en d'autres points une fois « traité » électroniquement) et des chanteurs (groupes de chant CPHB) ou des musiciens, disséminés dans la foule, jouent avec le dispositif.
La coupole des interprètes de Hugo BONAMIN (Argentine) est intégrée au dispositif, ainsi que des interventions ou projections vidéo de Marguerite LANTZ.
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