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Méditer les Ecritures
J’écoute le plus souvent attentivement les homélies,
et je me dis : où situer mon curseur personnel dans cet effort
pour comprendre ce que Dieu nous dit : entre l’expérience
sans mots, telle que nous la décrit le paysan du Curé d’Ars
: « Je L’avise et Il m’avise », et celle de l’intellectuel
– nous, parfois, pourquoi pas ? J’analyse et réfléchis
pour que mon intelligence entre en résonance avec ma sensibilité.
Mais cet exercice fait souvent surgir une étrange réaction
: « c’est intello, ton truc ! »… Pas très
encourageant… Mais on ne parle pas de la même chose ! Le but
de la véritable intelligence, dit le Sage, est de réaliser
que nous sommes gravement ignorants. Cette connaissance-là aide
à accueillir Dieu en nous, comme nous le rappelle Isaïe (50,
4-7) : « Dieu, mon Seigneur, m’a donné le langage d’un
homme qui se laisse instruire, pour que je sache à mon tour réconforter
celui qui n’en peut plus. ». N’y a-t-il pas là
un devoir parfois escamoté au motif qu’il faut être
simple? Pourtant, cette obligation de réconfort de celui qui n’en
peut plus nous demande un vrai travail, et ce n’est pas là
un jeu d’intellectuel !! Nous en souvenons-nous ? Qu’en pensez-vous
?
Christian Manuel
Chaque semaine vous trouverez ici un BILLET pour exprimer quelques
unes de nos « Paroles rentrées », de nos interrogations,
de nos mouvements d’humeur.
Vos réactions à adresser à etvous@saintmerri.org,
ou à «équipe com» 76 rue de la Verrerie 75004.
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